Gérer sa maladie

Des estimations sérieuses existent, selon lesquels entre 30 et 45 % des patients atteints de cancer pourraient profiter au cours de la maladie d’un soutien psychooncologique, en vue de l’amélioration de la qualité de vie. Chez une partie d’entre eux, d’après des études scientifiques, une psychothérapie est l’outil de choix, en particulier en cas de troubles anxieux, de dépressions, de troubles psychosomatiques ou de maladies consécutives à un traumatisme. Dans ces cas-là, un traitement médicamenteux supplémentaire peut peut-être également être indiqué.

Il est difficile d'avancer un pourcentage de proches pour lesquels un encadrement pourrait être judicieux. Toutefois, ce chiffre est probablement élevé, car on part du principe que les proches sont certes sollicités indirectement et différement, mais tout autant que les patients eux-mêmes. Malheureusement, il existe de nombreux patients (ou de proches) qui sont certes fortement sollicités, mais qui évitent de rechercher de l’aide professionnelle, car ils craignent que d’autres les considèrent comme « fous » ou « trop faibles » pour pouvoir résoudre eux-mêmes leurs propres problèmes. Toutefois, cela a beaucoup changé au Luxembourg au cours des dernières années.

Aujourd’hui, le recours à un soutien psycho-oncologique, que ce soit à la clinique par les services psychologiques, au Centre François Baclesse ou dans les fondations spécifiques comme la Fondation Cancer, par exemple, s’est révélé être une partie intégrante et judicieuse du traitement. Les personnes affectées devraient reposer la question, indépendamment des attitudes de leur entourage social, de savoir s’ils ont le sentiment d’avoir besoin d’aide. Des valeurs empiriques montrent qu’il est même souvent judicieux de solliciter précocement de l’aide pour éviter une aggravation du stress.

Le cancer est une maladie qui a des répercussions à la fois à court et à long terme. Sans oublier les problèmes psychologiques, il va falloir affronter d'autres problèmes.

A l'annonce du diagnostic, le malade va devoir non seulement suivre son traitement et s'y adapter, mais aussi réorganiser sa vie quotidienne : assurer éventuellement la garde de ses enfants lors des traitements ou consultations, subvenir aux besoins de sa famille, obtenir le remboursement de frais médicaux divers, envisager avec son employeur le maintien de son emploi, etc. Les préoccupations sont multiples et le plus souvent embrouillées à cause de l'angoisse générée par le diagnostic du cancer.

Pendant le traitement, la maladie peut devenir épuisante. Tout devient une épreuve : se lever, se soigner, manger, etc. Le doute et la peur refont surface.

La réhabilitation s’accompagne de diverses questions : changement éventuel du mode de vie et de l'alimentation, cures de reconvalescence, examens de contrôle, sports et loisirs favorables, réorientation professionnelle, etc.

En cas de récidive, la peur et le doute s'installent de plus en plus. Comment sortir du tunnel ?

Quant au patient en fin de vie, il peut bénéficier de soins palliatifs afin de dimunuer la douleur et les angoisses, et être « accompagné ».

C'est à chacune de ces étapes, face à ces difficultés engendrées par la maladie, que la Fondation Cancer veut offrir une aide, un accompagnement, un soutien et veut donner au patient un moment d'arrêt et de répit pour réfléchir avec lui aux solutions possibles.

Notre volonté est d'aider le patient et sa famille.

Dernière modification le 31 janvier 2018

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