Cancer du testicule

Un cancer rare, mais n°1 chez les hommes jeunes

Le cancer du testicule est le cancer le plus fréquent chez les hommes âgés de 15 à 40 ans. Mais c’est un cancer rare, représentant 1 à 2 % des cancers de l’homme. En moyenne, il y a chaque année une vingtaine de nouveaux cas de cette maladie au Luxembourg. La bonne nouvelle est que le cancer des testicules se soigne très bien et est presque toujours guérissable.

Quels sont les facteurs de risque ?

Testicule non descendu dans le scrotum (cryptorchidie)

Les hommes ayant des antécédents de testicule non descendu (cryptorchidie) sont davantage susceptibles d'être atteints du cancer du testicule.Il faut savoir que les testicules se forment dans l’abdomen des garçons pendant leur vie intra-utérine (dans le ventre de leur mère) pour descendre ensuite dans le scrotum (communément appelé les bourses) avant la naissance. Parfois, ce processus n'a pas lieu, et les garçons naissent avec un ou deux testicules non descendus. Si le testicule ne descend pas de lui-même, un chirurgien pratiquera ultérieurement une opération pour amener le testicule dans le scrotum (orchidopexie).

Antécédents familiaux de cancer du testicule

Les frères et les fils d'un homme atteint d’un cancer du testicule sont davantage susceptibles d'être atteints eux-mêmes de ce cancer.

Antécédents personnels de cancer du testicule

Quand un testicule a été affecté par un cancer, la probabilité que l'autre testicule soit atteint par ce type de cancer augmente.

En revanche, aucun lien entre traumatisme, vasectomie et un cancer du testicule n’a été trouvé.

Comment surveiller ?

Il est utile d’examiner vos testicules une fois par mois.La meilleure façon de le faire est après un bain chaud ou une douche lorsque la peau de votre scrotum est détendue.

• Tenez votre scrotum dans vos mains.

• Utilisez les doigts et les pouces des deux mains pour examiner vos testicules.

• Palpez doucement chaque testicule, à la recherche à la fois d’un changement de taille ou de poids.

• Il est normal qu'un testicule soit légèrement plus grand ou situé plus bas que l'autre. Le testicule lui-même doit être lisse, sans bosses ou gonflements.

• Il est normal de sentir un tube souple en haut et en arrière du testicule. Il s’agit de l’épididyme, qui est le point de départ du canal déférent qui va du testicule  à l’urètre et par lequel cheminent les spermatozoïdes.

 Que rechercher ?

• Palpez-vous une masse dure, indolore ou un gonflement dans un testicule ?

• Avez-vous remarqué une augmentation de la taille de votre testicule ?

• Ressentez-vous une douleur continue, une gêne ou une sensation de pesanteur/lourdeur dans un testicule ou dans la bourse ?

• Ressentez-vous une douleur sourde dans l'aine ?

Si vous répondez OUI à l'une de ces questions, ne tardez pas à en parler à votre médecin. Le cancer du testicule doit être évoqué devant un nodule dur, une gêne ou une douleur testiculaire. Il ne faut jamais ignorer un gonflement, même après un traumatisme. Si vous remarquez un gonflement ou une masse ou quelque chose de différent de la normale, faites-vous contrôler par votre médecin dès que possible.

Que faire si le diagnostic de cancer est soupçonné ?

On réalise un bilan initial qui comprend

• une échographie scrotale bilatérale,

• le dosage de trois marqueurs sanguins αFP (alpha-foetoprotéine), hCG (hormone gonadotrophique chorionique) et LDH (lactate déshydrogénase),

• un scanner thoraco-abdomino-pelvien.

Le diagnostic est confirmé par un examen anatomopathologique sur pièce opératoire.

Si le bilan confirme le diagnostic, votre médecin planifiera votre traitement en fonction d'un certain nombre de facteurs, y compris :

• votre état de santé général

• le type de cellules cancéreuses

• le résultat des tests.

La chirurgie, la radiothérapie ou la chimiothérapie peuvent être utilisées soit seules soit en combinaison pour traiter le cancer du testicule.

Le cancer du testicule est un cancer presque toujours guérissable, même en cas de métastases.

Surveillez vos testicules par une auto-palpation mensuelle !

Pour plus d'informations :  le site en anglais du National Cancer Institute (USA) et le site en français de l' Institut National du Cancer (France) .

Dernière modification le 16 juillet 2015

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